Une nouvelle flambée de la fièvre hémorragique Ebola frappe la province du Kasaï, dans le centre de la République démocratique du Congo. Les autorités sanitaires font état de 28 cas suspects, dont 16 décès confirmés, depuis la fin du mois d’août. Face à cette urgence, le pays déploie une riposte médicale coordonnée, appuyée par des outils de prévention éprouvés.
Une souche redoutable, mais connue : Le virus identifié est la souche Zaïre, historiquement la plus virulente, avec un taux de létalité pouvant atteindre 80 %.
Heureusement, la RDC dispose désormais de vaccins et traitements spécifiques, développés au fil des précédentes épidémies.
Deux stratégies vaccinales sont mises en œuvre :
- Une vaccination en ceinture autour des cas confirmés, pour limiter la propagation.
- Une vaccination préventive destinée aux professionnels de santé et aux populations à haut risque.
Les équipes médicales sont également équipées de tenues de protection renforcées, afin de limiter les risques de contamination.
Symptômes et vigilance communautaire
Les premiers signes de la maladie — fièvre, céphalées, douleurs musculaires— peuvent passer inaperçus. Ce n’est qu’à un stade avancé que les manifestations hémorragiques alertent les soignants. D’où l’importance d’une sensibilisation communautaire active, pour encourager le signalement rapide des cas et l’adhésion aux mesures de prévention.
Au-delà de l’intervention médicale, les autorités insistent sur le respect des rites funéraires sécurisés, accompagnés d’un soutien psychologique aux familles. L’objectif : concilier dignité, sécurité et solidarité.
Le professeur Jean-Jacques Muyembe, pionnier de la lutte contre Ebola, coordonne les efforts aux côtés de l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB). Il souligne l’importance des anticorps monoclonaux comme traitement complémentaire, et appelle à une mobilisation internationale pour contenir l’épidémie.