Une nouvelle étape a été franchie dans la lutte contre l’épidémie de MPOX en République Démocratique du Congo. Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, le Dr Samuel Roger Kamba, a officialisé ce lundi 4 août la signature d’un projet de réponse d’urgence à l’épidémie de MPOX, fruit d’un partenariat entre le gouvernement du Japon et l’UNICEF.
Selon le ministre Kamba, ce projet se distingue par son approche intégrée et multidimensionnelle. Il s’inscrit dans le cadre du Plan National de Réponse contre la MPOX et vise à apporter un soutien intégré à 12 zones de santé du pays.
Le plan d’action du projet est détaillé et ciblé. Il s’engage à :
- Prendre en charge 2 000 cas confirmés de MPOX, en mettant l’accent sur les personnes les plus vulnérables.
- Vacciner jusqu’à 250 000 personnes contacts pour contenir la propagation du virus.
- Traiter plus de 3 700 enfants souffrant de malnutrition aiguë, une condition qui les rend particulièrement fragiles face à la maladie.
- Renforcer les infrastructures de prévention et de contrôle des infections dans les zones concernées.
- Former et mobiliser plus de 3 500 acteurs communautaires afin de sensibiliser la population, réduire la stigmatisation et favoriser l’adhésion aux mesures de santé publique.
- Offrir un soutien psychosocial aux familles touchées, en particulier aux enfants.
Le ministre Kamba a salué l’engagement du Japon pour son apport significatif dans l’amélioration du système de santé de la RDC. « Depuis plusieurs décennies, le gouvernement japonais se tient aux côtés du peuple congolais dans les moments critiques et dans les efforts de long terme. Il participe à la formation des ressources humaines, à l’appui logistique, à la reconstruction des infrastructures sanitaires, à l’innovation technologique, et plus récemment, à la réponse aux crises sanitaires complexes », a-t-il déclaré. Il a ajouté que ce partenariat stratégique se distingue par sa constance, sa discrétion efficace et son alignement avec les priorités nationales.
Enfin, le ministre a également remercié l’UNICEF pour son « excellence opérationnelle » et sa « capacité d’adaptation ». Il a appelé à ce que cette signature ne soit pas une fin en soi, mais un « tremplin vers des actions plus vastes, plus inclusives et plus ancrées dans les réalités de notre pays ».