Le lundi 23 juin 2025, au sein de l’hôtel Rotana à Kinshasa, le ministère de la santé publique, hygiène et prévoyance sociale a présenté une étude opérationnelle sur les ressources humaines en santé. Cet ouvrage de 235 pages met en lumière les problèmes qui entravent la gestion efficace des ressources humaines et propose des solutions pour résoudre cette question cruciale, essentielle à la mise en œuvre de la couverture santé universelle (CSU).
En collaboration avec la Banque mondiale, le ministère a mené pendant un an une étude analytique pour évaluer la situation sur le terrain. L’objectif est d’examiner non seulement les effectifs, mais également la répartition géographique et les problématiques de rémunération des agents de santé.

Les résultats de l’étude ont révélé des failles dans la gestion des ressources humaines, notamment la sous-utilisation des agents et des questions de compétence. Le secrétaire général à la santé, Dr. Sylvain Yuma Ramazani, a souligné l’importance de ces résultats en vue des États généraux de la santé, où des décisions stratégiques seront prises pour améliorer l’efficacité du système.
« Les résultats de cette étude sont d’une importance capitale. Nous ne souhaitons pas y aller avec des informations fragmentées. Nous voulons des indications claires pour orienter notre présence vers la prise de décisions. Les États généraux doivent être une véritable instance de décision concernant plusieurs aspects, notamment les ressources humaines », a-t-il déclaré.
Il a précisé que « ce n’est pas une simple collecte, mais une étude scientifique structurée. C’est la première fois qu’une telle étude est menée en RDC. »
Présent à la cérémonie, le Dr. Michel Muvudi, spécialiste principale en santé et gestionnaire des projets à la Banque mondiale, a réaffirmé le soutien de l’institution en tant que partenaire financier et d’expertise. Il a souligné l’importance de l’opérationnalisation des recommandations issues de l’étude, avec un accent sur l’efficacité et l’efficience des investissements dans les ressources humaines pour garantir des soins de santé de qualité.
« Les études représentent des informations que nous recherchons pour prendre des décisions éclairées. Cependant, l’important n’est pas seulement l’étude ou le diagnostic, mais les actions que nous allons entreprendre pour corriger la situation sur le terrain. Nous restons attentifs aux demandes du ministère de la Santé pour déterminer comment nous pouvons aider à l’opérationnalisation des recommandations », a-t-il ajouté.

Cette réunion marque une étape significative dans la quête d’une couverture santé universelle efficace en RDC. Les acteurs de la santé s’engagent à travailler ensemble pour surmonter les défis identifiés et garantir un avenir meilleur pour la santé dans le pays.
L’or Kalombo