À Bulape dans le territoire de Mweka au Kasaï la situation épidémiologique liée à Ebola s’est stabilisée depuis plusieurs semaines marquant une avancée décisive dans la riposte nationale contre cette maladie virale
La sortie du dernier patient guéri ouvre la voie à une déclaration officielle de fin d’épidémie prévue dans 28 jours soit deux fois la durée maximale d’incubation du virus Une période critique durant laquelle la surveillance reste renforcée pour prévenir toute résurgence
Anticipant cette phase post-épidémique le gouvernement congolais à travers l’Institut National de Santé Publique et le Centre des Opérations d’Urgence de Santé Publique a conçu un plan de résilience de 17 millions de dollars américains Ce programme vise à consolider les acquis et à renforcer durablement les capacités sanitaires locales et régionales
Selon Dieudonné Mwamba Kazadi Directeur général de l’INSP ce plan s’étend sur 90 jours et couvre non seulement le Kasaï mais aussi les provinces voisines en état de vigilance renforcée Il s’agit de garantir une réponse robuste au-delà de la phase d’urgence en misant sur la formation du personnel la disponibilité des équipements et l’amélioration du diagnostic et de la surveillance épidémiologique
Le bilan de cette flambée d’Ebola fait état de 53 cas confirmés 34 décès et 11 cas probables Ces chiffres rappellent la gravité de la maladie et l’importance d’une mobilisation rapide et coordonnée La réussite de la riposte repose sur l’expérience accumulée par la RDC la réactivité des équipes médicales et l’implication des communautés locales
Ce plan de résilience ne se limite pas à une mesure préventive Il incarne une stratégie de transformation visant à faire de cette crise une opportunité pour renforcer le système de santé et mieux préparer les territoires à d’éventuelles futures épidémies
La fin annoncée de l’épidémie à Bulape ne signifie pas la fin du risque Le virus Ebola demeure présent dans l’environnement naturel et peut réapparaître à tout moment D’où l’importance de maintenir une vigilance constante et d’investir dans des mécanismes durables de prévention et de réponse
L’expérience du Kasaï pourrait ainsi inspirer d’autres régions confrontées à des défis sanitaires similaires en démontrant qu’une gestion efficace des crises repose sur l’anticipation la coordination et l’investissement dans la résilience.